Paddy est fatigué d'entendre parler d'IA et des arguments de ceux qui la défende. On lui promet la destruction de son job au profit d'un projet qui ne tient pas debout. Il est épuisé, triste et ne veut plus parler d'ordinateurs avec les gens. Un texte sincère qui fait du bien à lire, parce que pareil.
Mettre de l'IA partout n'est pas un business model pour un média. L'IA détruit le trafic des sites, plagie le travail, crée du slop, affecte la découvrabilité, et mine la confiance de public. Elle crée des objets qui ressemblent à de l'info et que les algorithmes confondent (voire préfèrent) avec des vraies infos.
L'IA est mal utilisée par les gens déjà mauvais, et à peine utilisée par ceux qui y sont bons. L'avenir des médias est de trouver un public qui s'intéresse à leurs contenus, et d'engager une relation sincère avec lui, et de faire de la qualité. Il n'y a pas de taches chronophages pour lesquelles l'IA va aider : les opérationnels savent déjà optimiser leur temps et leurs effort, y compris via des IA.
Mais pas produire du contenu.
Sums up https://www.baldurbjarnason.com/2025/trusting-your-own-judgement-on-ai/
It’s next to impossible for individuals to assess the benefit or harm of chatbots and agents through self-experimentation. 2) Tech, software, and productivity research is extremely poor and is mostly just marketing. 3) The sheer magnitude of the “AI” Bubble and the near totality of the institutional buy-in – universities, governments, institutions – means that everybody is biased.
When we only half-understand something, we close the loop from observation to belief by relying on the judgement of our peers and authority figures, but these groups in tech are currently almost certain to be wrong or substantially biased about generative models.
Un prof a forcé ses classes à utiliser l'IA de différentes façons pendant un semestre. Il a trouvé ça trop bien. Et de toute façon, l'IA est partout à l'école qu'on le veuille ou non (dit-il). Mais son expérience n'a pas de groupe de contrôle, ce qui mine toute la crédibilité de sa démarche. Au-delà du fait qu'il enseigne l'entreprenariat et innovation.
L'IA n'est pas un ensemble de techniques, même très diverses. Des technos qu'on considérait avant comme de l'IA ne sont plus classées comme telles aujourd'hui. L'IA est un projet idéologique de domination qui n'est pas résumable au capitalisme.
Il a une dimension patriarcale. Les représentations féminisme de l'IA prolongent des imaginaires de science-fiction sexistes. Il y a un fantasme est de créer des esclaves numériques conscients, mais dont paradoxalement on voudrait garder le contrôle. Ce projet est incompatible avec le libre.
La base technique qu'on appelle "IA" de façon courante, les SRAS (Système résultant d’apprentissage stochastique) ne peut pas non plus être libre. Le code public n'est rien sans les données d'entraînement publiques. Or ces données sont des boites noires qui ne sont pas partagées, ou pas partageables (car issues du vol et de la domination).
Diapo : https://khrys.eu.org/conferences/ia-libre-f%C3%A9minisme/
Comment les gens utilisent-iels vraiment l'IA gen en 2024 ? 100 usages classés du plus au moins. Suivi de sa mise à jour en 2025 (PDF, 4Mo) https://learn.filtered.com/hubfs/The%202025%20Top-100%20Gen%20AI%20Use%20Case%20Report.pdf
Classement 2025 :
- Comme psy / soutien
- Pour organiser ma vie
- Trouver un sens / quoi faire de sa vie
- Pour mieux apprendre
- Produire du code (pro)
- Trouver des idées
- S'amuser et faire des trucs absurdes
- Améliorer son code (pro)
- Être créatif
- Avoir une vie plus saine
Ce top 10 varie drastiquement par rapport l'année d'avant (certains items du top 2025 sont absents de tout le classement 2024)
Une cartographie étape par étape d'un système d'IA particulier, celui d'une enceinte Amazon. On part de l'utilisateur qui parle à l'enceinte, et on remonte du datacenter à la mine, en passant par les usines qui ont fabriqué chaque puce électronique précise. Plus spécifique que la carto de l'IA générative en général.