L'opposition aux datacenters, à l'IA et aux PDG n'est pas un phénomène minoritaire aux États-Unis. Compiler les sondages disponibles révèle que les états-uniens ne veulent pas de datacenter près de chez eux, n'ont pas confiance dans l'IA et détestent les PDG de la tech. Ces sentiments sont partagés quel que soit la sensibilité politique. Des groupes locaux s'opposant aux datacenters se développent rapidement.
Cependant, il reste des inconnues. 1) On n'a pas d'études antérieures sur le sentiment vis-à-vis des datacenters pour comparer. 2) Il y a des corrélations entre rejet des PDG, de l'IA et des centres, mais on ignore les causalités. 3) On ne sait pas si l'opposition s'appuie sur des avis éclairés ou pas. Selon la réponse, elle peut durer ou disparaître. 4) L'IA n'a jamais été un enjeu électoral jusqu'ici. Impossible de savoir si l'opposition va se traduire dans les votes.
La diversité des sondages, des méthodes, des formulations, des moments et lieux où ils ont été administrés montre que l'opposition est massive. Mais elle n'a pas lieu dans les écoles de sciences et tech (STEM). Aussi, les étudiants critiquent l'IA depuis leur expérience intime de l'IA, pas par ignorance.
La conclusion de l'article rappelle les conditions dans lesquelles l'IA a été imposée, et interroge leur influence sur l'état actuel de l'opinion, qui n'est pas figée.