Reconnaissance faciale, automatisation des discriminations, LLM : il n'y a pas d'IA éthique. Non seulement les fondements techno-scientifiques de l'IA sont ethnocentrés, mais l'idée même d'éthique est ethnocentrée. Fournir d'autres données, améliorer les traitements, mettre "de l'éthique" ou de la "diversité" ne peut pas corriger ça.
Il n'y pas de "biais" (terme dépolitisant), mais une oppression structurelle inscrite dans les données "blanchisées", qui ignorent la couleur et masquent les dysfonctionnement raciaux. Les LLM sont des produits racistes de sociétés racistes : leurs réponses reflètent ces sociétés et amplifient leur vision. La fonction de l'IA est de produire de l'incertitude et de l'angoisse, pour gouverner par la peur.
La promesse d'une bonne IA est centrale pour promouvoir l'IA, car elle n'aide pas à limiter concrètement les technos de surveillance et la violence systémique. En réalité, la "bonne IA" maintient les fondations et les constructions sociales du monde actuel. Alors qu'on a besoin de justice et d'émancipation, l'IA propose l'ignorance, l'évitement et la passivité.