Les AIg sont facilement manipulables via Reddit, Quora ou Wikipédia pour faire du GEO. Des chercheurs ont réussi à faire apparaître des fausses marques dans les IAg après avoir injecté des références à ces fausses marques sur Reddit via des messages très courts.
Le problème est sociétal et ne pourra pas être résolu par les plateformes seules. Le fait que les IAg ne distinguent pas un commentaire sur un site participatif d'une source fiable est en soi un sujet sur la fiabilité de leurs sorties.
Les IA ne lisent pas le code des pages, elles lisent ce que les moteurs de recherchent affichent dans les résultats. En modifiant la meta description ET en faisant réindexer des pages par Google, les infos de la méta finissent dans certaines IA. Celles qui s'appuient sur Bing (où il n'y a pas eu de réindexation) ne reprennent pas l'info.
La balise meta description peut être réécrite par Google et ne pas s'afficher dans les SERP. Mais il ne faut pas la négliger, car elle sert ailleurs.
L'IA n'a pas fait disparaitre le besoin de recherche classique, et des usages mixtes coexistent. L'IA permet d'aller plus vite pour définir l'info dont on a besoin, pour évaluer et choisir des sources, pour scanner une info très dense, comparer des points de vue et synthétiser des infos.
Mais les utilisateurices ne savent pas tous qu'ils peuvent utiliser les chatbots pour chercher de l'info, même quand iels les utilisent déjà par ailleurs. In fine, l'usage de l'IA ou pas (et de quelle IA) s'explique beaucoup par la familiarité et l'habitude : on ne change pas ce qui nous convient.
L'IA générative pourrait provoquer la fin du web ouvert, avec une concentration de l'attention dans les chatbots, des contenus soumis aux IA mais non publiés ailleurs, des pubs générées à la volées. La génération de contenu à la volée deviendrait la norme.
"L’idée finalement très partagée par tous les géants de l’IA, c’est bien d’annoncer le remplacement du web que l’on connaît par un autre. Une sous-couche générative qu’il maîtriseraient, capable de produire un web à leur profit, qu’ils auraient avalé et digéré."
Longue enquête en plusieurs épisodes sur la pollution du web par des sites genAI, qui peuvent plagier et publier en 20 minutes un contenu produit par un vrai journaliste. Ces sites produisent à la chaîne des dizaines de plagiats par jour.
Ils sont très bien repris par Google News, Discover et les moteurs de recherche (https://next.ink/154914/google-actualites-est-truffe-darticles-plagies-par-des-ia/) et plagient aussi la PQR (https://next.ink/158809/la-presse-regionale-est-elle-aussi-cannibalisee-par-des-sites-dinfos-generes-par-ia/)
L'utilisation de GenAI est prisée à l'extrême droite, où l'on a même le directeur pédagogique d'une école de journalisme qui assume (https://next.ink/162296/le-directeur-pedagogique-dune-ecole-de-journalisme-genere-ses-articles-par-ia/)
Next propose un guide pratique pour détecter ces sites (https://next.ink/165310/comment-reconnaitre-les-sites-dinfos-generes-par-des-ia/), une extension navigateur pour être alerté quand on arrive sur l'un deux, et un guide pour identifier les faux-positifs (https://next.ink/172262/faux-positifs-comment-reconnaitre-les-contenus-identifies-a-tort-comme-generes-par-ia/)
MÀJ : À l'opposé de tout ça, Google restreint sévèrement l'usage de l'AI pour faire des publicités en ligne... sa source principale de revenus (https://next.ink/171952/google-penalise-les-publicites-generees-par-ia-mais-pas-les-medias-generes-par-ia/).