Selon enquête auprès de 6000 professionnels du numérique anglosaxons, le temps passé à baby-sitter les IA (botsitting) pour rendre leurs résultats utilisables représente un coût caché important. Pour 11h de gagné "grâce à l'IA", il y a 6,4h de botsitting. Un botsitting qui peut représenter 2/3 du temps passé avec l'IA, et épuise mentalement.
Les 69% des sondés utilisant l'IA pratiquent aussi le "botshitting" : livrer de la merde (shit) directement sortie de l'IA, non relue non comprise. Mais plus l'IA est performante, plus le travailleur est négligent et perd en compétence...
Les utilisateurs de l'IA rejettent facilement la responsabilité de leurs erreurs sur l'IA. Mais iels perdent en crédibilité aux yeux de leurs collègues, dont certains doivent travailler plus pour compenser la qualité de livrables IA. Le gain de productivité individuel se fait au détriment du collectif : empilement d'erreurs non détectées, perte de contrôle qualité, etc.
Paradoxalement, les personnes qui ont le plus peur d'être remplacé par l'IA sont celles qui l'utilisent le plus et se sentent obligés de leur faire... pour automatiser leur travail. Quitte à cacher qu'ils utilisent l'IA à leur patron, pour éviter qu'on leur redonne encore plus de travail s'iels finissent vite leurs mission.
Les entreprises et personnes qui évitent ces risques liés aux IA consacrent plus de temps aux tâches qui entourent l'usage des IA : poser le contexte, définir les critères de réussite, choisir ce qu'on ne doit pas déléguer à l'IA... Elle voient dans l'IA une occasion de repenser le travail, pas de faire plus avec moins de personnel.
D'ailleurs, botsitting et botshitting sont plus fréquentes dans les entreprises qui ont licencié au nom de l'IA. Les licenciements créent une pression sur les personnes qui restent, qui utilisent d'autant plus l'IA (voir supra).